ISMM - Chapitre 38 - Offre-moi ce service du matin tous les jours pour le reste de ma vie!
【Extrait du Journal d’Yiliang – 17 : Confession】
J’ai profité gratuitement de mon rival.
En écrivant cette phrase, mon cœur est en plein tumulte. En voyant ces mots noirs sur blanc sous mes yeux, j’ai du mal à y croire. C’est tout simplement trop irréel.
Soupir, comment les choses ont-elles pu évoluer ainsi ? ^^ (émoticône rayée).
Je me sens accablé par la culpabilité, mais en même temps, une joie excessive m’envahit… ce qui me fait me sentir encore plus coupable.
【Extrait du Journal d’Yiliang – 18】
Mon rival dort encore dans sa chambre. Je ne veux pas m’éloigner trop longtemps, alors tant pis si mon écriture est brouillonne.
Après ces deux jours passés ensemble, j’ai remarqué qu’il craquait totalement pour tout ce qui est innocence et mignonnerie. Or, je ne suis pas vraiment ce genre de personne. J’ai donc pensé profiter de l’alcool pour faire semblant d’être ivre et ainsi lui faire plaisir.
Au final, je croyais simuler l’ivresse, mais j’étais bel et bien saoul. Cela dit, même en étant saoul, mon esprit restait clair.
J’ai dit que j’étais juste légèrement éméché, mais lui ne m’a pas cru.
Enfin, c’est mon rival… j’ai failli écrire "mon amoureux" par erreur.
L’alcool est vraiment une chose trompeuse. Il donne du courage, il pousse à l’impulsion. À peine une idée germe-t-elle dans l’esprit que le corps l’anticipe déjà, obéissant aux désirs du cœur.
— Ce n’est pas l’alcool qu’il faut blâmer, c’est mon propre cœur qui en avait envie.
Plus je passe de temps avec lui, plus je découvre à quel point il est adorable.
C’est gravé dans ses os. C’est bouleversant. Et terriblement envoûtant.
Une quatrième cigarette ou non ne fait plus aucune différence. Ce qui doit arriver arrivera. Ce qui doit faire battre le cœur le fera.
Je fais souvent attention à son expression et son ton quand il me salue, la pureté de son regard, son emplacement lorsqu’on assiste à des événements ensemble. Je discute parfois avec mon assistante de l’attention qu’il porte à ses tenues.
Il y a plus d’un an, en voyant une photo de son pied blessé, j’ai ressenti un pincement au cœur sans comprendre pourquoi.
Aujourd’hui, je sais.
Tous ces petits détails que moi-même je n’avais pas perçus, toutes ces émotions inexplicablement troublées ont enfin trouvé leur place.
【Extrait du Journal d’Yiliang – 19】
Je ne veux plus l’entretenir.
Je veux le poursuivre.
【Extrait du Journal d’Yiliang – 20】
Je ne sais pas encore exactement comment le conquérir, mais la vie est faite pour oser tenter des choses.
Dans les livres, une vie épanouie se définit ainsi :
Sept dixièmes de satiété, trois dixièmes d’ivresse, une récolte parfaite.
Vivre une vie supérieure, fournir un effort modéré, et se contenter d’émotions simples.
C’est vrai.
Mais moi, les pieds bien ancrés dans la réalité, je suis aussi avide : je veux tout, et je le veux au plus haut degré.
Et plus encore…
Je veux qu’il fasse partie de tout cela.
【Extrait du Journal d’Yiliang – 21】
J’aurais dû refuser sa proposition d’être entretenu.
Si je l’avais fait, je n’aurais pas ce tourment aujourd’hui.
Je ne lui ai encore rien donné, et pourtant…
Soupir.
Je ne sais pas ce qu’il pense de moi.
Se dit-il que je suis un "sugar daddy" minable ?
Si je ne suis même pas capable d’être un bon "protecteur", comment pourrais-je être un bon petit ami ?
Soupir… C’est une vraie torture.
Le seul avantage, c’est que cela me permet de me rapprocher de lui en toute légitimité.
Si seulement mon vrai moi était aussi maître de la situation que l’image que je projette…
Si seulement je pouvais rire et flirter avec lui en toute confiance…
Peut-être qu’alors, il m’aimerait.
Doucement, doucement. Pas à pas, progressivement.
Même si la théorie de la "grenouille dans l’eau tiède" n’a pas de base scientifique, l’idée peut bien s’appliquer ici, non ?
Tant que je persévère, un jour…
Un jour, il sera à moi (rayé). Un jour, il tombera sous mes assauts. (rayé) Un jour, il deviendra mien.
Je dois aussi améliorer mes compétences.
Hier… je lui ai vraiment fait honte.
Soupir… Et en plus, il faut que j’aille réparer mon téléphone.
689.
Je me suis réveillé sous les caresses de Gu Yiliang.
690.
Tout mon sang s’est précipité vers un seul endroit, impossible de rester endormi.
À moitié conscient, j’ai entrouvert les yeux et baissé la tête pour voir sa main en train de…
En une fraction de seconde, mon esprit est devenu beaucoup plus lucide.
Puis j’ai levé les yeux vers l’auteur de ce geste—
Oh, Maître Gu, vous partez en vadrouille dès le matin ? Vous comptez aller où, yiayia ?
En me voyant réveillé, Gu Yiliang esquissa un sourire et se pencha pour déposer un baiser sur mon front.
691.
La gueule de bois, ce n’est pas une partie de plaisir. Ma tête est lourde, mon esprit embrouillé.
Je le regarde, le laisse faire, et mets un long moment à comprendre ce qu’il se passe.
Hier soir encore, avant de m’endormir, je m’inquiétais de savoir si au matin, tout aurait changé…
Et à mon réveil…
Eh ben ! Cette petite romance s’est enclenchée toute seule ?!
692.
On dirait que ça roule bien, hein !
Finalement, le ciel avait bel et bien changé ! Un grand soleil radieux illuminait tout !
Pour le reste de ma vie, je voulais ce genre de réveil chaque matin !
99 % de progression, j’avais vraiment stressé pour rien !
Une petite abeille bourdonnait dans mon cœur en y fabriquant du miel. Aussitôt, je me sentis plein d’énergie, tout joyeux, et je me rapprochai en riant pour enlacer la taille de Gu Yiliang. Ses doigts se resserrèrent légèrement avant qu’il ne baisse la tête, comme s’il allait m’embrasser.
Je détournai la tête : « Je ne me suis pas encore brossé les dents. »
Il rit doucement, sans se laisser décourager, et effleura mes lèvres des siennes, tout en accélérant le mouvement de sa main.
693.
Ce n’était pas juste un frisson d’excitation, c’était un véritable boom boom boom dans mon cœur !
Il me faisait fondre, littéralement. J’étais totalement submergé par la douceur. Mon Xiao Wei aussi était entre ses mains expertes, frémissant sous ses caresses.
Sa technique des mains surpassait de loin celle de sa bouche. Hier encore, il avait failli m’achever avec son talent buccal, mais là… mon petit Xiao Wei était totalement réveillé sous ses doigts.
Toute l’énergie que j’avais accumulée, il la draina hors de mon corps. Les yeux mi-clos, je respirais difficilement, le regardant s’activer avec empressement pour nettoyer la scène du crime et prendre soin des outils du méfait. Un vrai traitement royal.
J’avais le cœur tout chaud et sucré, avec une étrange impression d’avoir entretenu un magnifique amant.
694.
Tss tss tss, qu’est-ce que je racontais ? Je voulais juste lui donner tout ce que j’avais de meilleur à offrir ! Quand on est riche, on ne parle pas de « sponsoriser », mais d’amour.
Je remis mon pantalon avec un calme apparent, alors que dans ma tête, je cogitais à toute vitesse : comment détourner les ressources que Lao Huang voulait me donner pour les refiler à Gu Yiliang ?
Tel un typhon, je fonçai dans la salle de bain pour me laver et revins en trombe me jeter sur lui, frottant mon visage contre son cou.
Il rit et releva ma tête, pointant son doigt sur ses lèvres : « Je me suis brossé les dents. Il faut rattraper ce que tu as esquivé tout à l’heure. »
En prime, il me gratifia d’un clin d’œil charmeur.
695.
… Ce mec ne se contentait pas de soigner les reins, il était aussi bourré de sucre !
J’étais tellement envoûté que j’inspirai un grand coup comme une bête sauvage, puis lâchai un gémissement pathétique en mode tigre déchu. Un simple baiser ne suffisait plus, j’avais envie de lui donner ma vie entière !
Je fermai les yeux et l’embrassai à en faire trembler ciel et terre, à en obscurcir le soleil et la lune.
696.
Embrasser Gu Yiliang était encore plus enivrant que boire de l’alcool.
Mais bon, avec mon jeune sang bouillonnant, forcément… Xiao Wei s’agita de nouveau.
Dans ma tête, je fis un calcul rapide du temps qu’il me restait avant d’aller sur le tournage et me demandai si je pouvais en profiter pour le faire.
C’est alors que Gu Yiliang demanda doucement : « Tu as déjà pensé à ce que tu ferais si tu n’étais pas acteur ? »
Boum. Un milliard de potins compromettants défila dans mon cerveau à la vitesse de l’éclair, éteignant aussitôt mes pensées lubriques.
Moi : « … »
Moi : « … Chercheur. Euh… Scientifique. »
Il éclata de rire : « Tu devrais vraiment faire du stand-up— »
Moi : « … »
D’un regard noir et glacial, je le fusillai. Il ravala immédiatement sa phrase et corrigea maladroitement : « Euh… Non, je veux dire, un… barde itinérant ? »
697.
C’était foutu, il n’y aurait plus rien.
Je détournai mon regard, mort à l’intérieur, et attrapai les vêtements que Xiao Chen avait lavés et préparés pour moi.
« — Tu boudes ? Je plaisantais, » dit Gu Yiliang en me suivant avec un sourire retenu. « C’est toi qui réponds n’importe comment. »
Mais j’étais sérieux ! Il avait quoi contre les chercheurs ?!
Le visage sombre, je le poussai vers la porte : « Va te changer dans ta chambre, sinon tu vas être en retard. »
Il marqua une pause, jeta un coup d’œil à mes vêtements, puis sortit sans un mot.
698.
Quand il revint, parfaitement habillé, je restai sans voix.
Comment avait-il fait pour choisir une tenue dont la couleur et le style étaient totalement différents des miens, mais qui donnait quand même l’impression que nous portions des vêtements assortis ?
Il feignit l’étonnement et récita d’un ton dramatique : « Oh, quelle coïncidence, on est assortis, hihi. »
Hihi mon cul !
Je le tirai à l’intérieur et l’embrassai de nouveau à en faire pâlir ciel et terre.
699.
Aussi collants que nous soyons, on avait quand même un tournage à assurer.
Si nous continuions à nous embrasser, nos lèvres allaient finir aussi gonflées que celles de Tony Leung dans The Eagle Shooting Heroes.
Je me tapotai les joues pour disperser la chaleur et sortis avec Gu Yiliang, toujours un sourire scotché aux lèvres.
Dès que nous mîmes les pieds sur le plateau, une lourde ambiance de gueule de bois s’abattit sur nous.
Nous étions les deux seuls frais et pimpants au milieu d’une mer de lamentations et de fatigue.
Xiao Chen, le visage marqué par l’épuisement, tituba vers moi et me tendit mon petit déjeuner : « Après la fête d’hier soir, le réalisateur Lu et les autres ont remis ça ailleurs. Ils ont tellement bu qu’ils ont couru comme des fous sur l’avenue de Pu Bei jusqu’à Pu Nan, et on en a même perdu quelques-uns. On est encore en train de les chercher. Aujourd’hui, c’est repos. »
Moi : « … »
700.
Lan Jue ne risquait pas d’être tourné un jour à ce rythme-là.
701.
Gu Yiliang se tourna vers moi : « Je dois aller faire réparer mon téléphone, tu viens ? »
Un souhait du beau gosse ? Sans attendre, je sortis mon téléphone, déverrouillai l’écran et ouvris Alipay : « Autant en acheter un neuf. »
Il rit et secoua la tête : « Je n’ai pas fait de sauvegarde. Même si j’en achète un nouveau, il faut d’abord réparer l’ancien. Autant le garder. »
Qu’est-ce qu’il pouvait bien y avoir dedans pour qu’il y tienne autant ? Ce ne serait quand même pas…
Je me penchai et murmurai : « … Des nus ? »
Il se pencha aussi, tout aussi perplexe : « … On en a pris hier soir ? »
Moi : « … »
Lui : « … »
Xiao Chen : « … »
Xiao Chen : « Je dois partir discrètement ou rester courageusement ? »
702.
Sous mon regard radioactif, Xiao Chen déguerpit sans demander son reste.
Gu Yiliang éclata de rire : « Attends-moi dans la salle de repos. Je vais préparer quelques affaires pour le tournage de demain, je te rejoins dès que j’ai fini. »
Je lâchai un « oh » distrait, continuant à le fixer d’un regard perçant jusqu’à ce qu’il disparaisse.
703.
Je m’affalai sur le canapé de la salle de repos, totalement désœuvré.
Après une partie de Honor of Kings, je scrollai machinalement Weibo…
C’est là que je réalisai soudain—
Je n’avais toujours pas pensé à aller shipper du sucre jusqu’à maintenant ?!
704.
Je fixai mon téléphone, partagé entre mille émotions, voyant tout ce qui m’était si familier prendre une toute nouvelle saveur.
En parcourant la page super-topic des Niangzi, j’eus l’impression de retourner visiter mon ancienne école après l’avoir quittée. Les mèmes cultes étaient comme d’anciens manuels scolaires que l’on rouvre avec nostalgie. Les discussions animées des fans me rappelaient des cadets encore pleins d’innocence. WilLiam était comme une vieille camarade de classe…
Et lorsque je vis de nouveau ce pseudo, « Liang Yue Wuyan », dans le groupe, ce fut comme croiser, après une brillante carrière, ce professeur qui avait autrefois juré que je ne ferais jamais rien de ma vie—
Tss. Pourquoi cette montée soudaine de satisfaction mesquine ?!
705.
Ô Dieu des CP, j’ai eu mon diplôme ! J’ai réussi ma vie !
Sans surprise, je tombai sur la fameuse affiche en édition limitée signée par Gu Yiliang et moi.
Accompagnant l’image : une analyse poussée, une nouvelle interprétation de la chronologie, des cris de fangirls en délire, et… un pavé de 800 caractères intitulé ‘Mon père et moi’.
Moi : … Faire une bonne action par jour porte vraiment chance. C’est plus efficace que de partager des carpes koi porte-bonheur.
Dans ce monde, seules la toux et l’envie de se montrer sont impossibles à réprimer.
Fixant l’affiche dédicacée, je tombai dans une profonde réflexion… puis éclatai d’un rire satisfait dans mon for intérieur.
706.
@WeiYanzi_William : Partage d’un single · « A cool you » (@NetEase Cloud Music)
J’accueille une brise légèrement fraîche, laissant mon cœur s’ouvrir à ton passage 🌧️🌧️
707.
Le téléphone à la main, je souris bêtement en regardant ma propre page Weibo.
Trois petits coups frappés à la porte me firent lever la tête. Gu Yiliang passa la tête à l’intérieur, un sourire malicieux au coin des lèvres.
D’un bond, je me précipitai vers lui, ma voix ondulant d’impatience : « Pourquoi as tu mis autant de temps ? »
« J’avais pas mal de choses à préparer… » Il se frotta le bout du nez avant d’ajouter : « J’ai demandé à mon assistante de réserver deux places de cinéma. Ça te dit qu’on y aille ensemble ? »
Traduction: Darkia1030
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