ISMM - Extra (2 -Fin)
Avertissement : Contenu pour adultes (R18)
27.
Les yeux vides, je tournai en rond dans la salle de bain sans but précis. J’évaluai rapidement le petit équipement fourni par l’hôtel, sortis quelques fournitures jetables, disons, pour le nettoyage, ainsi que des produits lubrifiants. Après m’être motivé pendant environ trois minutes devant le miroir, je me mis au travail.
Même si j’avais accumulé beaucoup de connaissances théoriques, c’étaitt la première fois que je les mettais en pratique...
Enfin, tous les débuts sont difficiles, non ?
J’ouvris l’eau chaude pour masquer les bruits gênants et, tout mon corps rougi comme si j’avais été roulé dans l’eau bouillante, je commençai à me nettoyer maladroitement.
28.
Quant à la raison pour laquelle je ne me débattis plus avec l’idée de savoir qui devrait être dessus ou dessous...
29.
Laissez-moi porter le fardeau de cette situation embarrassante ; après tout, l’embarras a toujours été le thème principal de ma vie, et cela n’y ajouterait pas grand-chose. De plus, c’était en partie ma faute d’avoir indirectement influencé ses préférences... Je ne pus m’empêcher de me sentir coupable à propos de ces trois cigarettes.
Par ailleurs, j’avais entendu dire que cela pouvait être assez douloureux.
30.
Enfin, je nettoyai soigneusement l’intérieur et l’extérieur, et maintenant je me sentis impeccable et immaculé. D’un bond, je me plongeai dans le bain à remous surdimensionné, éclaboussant les alentours d’eau, mes pensées se tournant incontrôlablement vers ce qui allait se passer.
Dans ce moment privé, j’alternai entre froncer les sourcils et glousser, mon esprit passant de la conduite d’une voiture de sport jaune à un robot colossal, changeant de forme et faisant des transformations explosives avec le son « kukukukiki ».
Juste au moment où les robots livraient leur intense bataille, Gu Yiliang frappa à la porte de la salle de bain et se racla la gorge. « Hum, il y a des bougies ici ; dois-je en allumer quelques-unes ? Tu aimes ça ? »
Ma réaction : ?
Mes pensées : ?!
31.
Commencer avec une telle intensité ?! Étions-nous sur des montagnes russes ? Il avait l’air si correct et composé – qui aurait cru qu’il avait ce côté-là ?! Je voulais simplement conduire une voiture tranquillement, pas me retrouver dans une affaire de meurtre sur des montagnes russes !
Mais s’il aimait ça... Mon esprit fut inondé de centaines de mégaoctets d’images mentales explicites. Tremblant, je hochai la tête : « D’accord. »
Je me précipitai hors de l’eau et attrapai une bouteille de lotion sur la table. Je l’appliquai sans réfléchir sur tout mon corps, essayant de créer une barrière contre l’inconfort physique à venir.
32.
Gu Yiliang était assis sur le lit en peignoir, absorbé par quelque chose que je ne pus voir. Dans mon propre peignoir, recouvert d’une épaisse couche de lotion, je fis trois pas hésitants hors de la salle de bain et montai timidement sur le lit, me positionnant dans un petit coin.
Le matelas moelleux s’enfonça légèrement, et quand je jetai un regard vers lui, il sourit et se pencha pour m’embrasser. Il fit ensuite un geste vers la table de chevet en disant : « Je ne sais pas quelle saveur tu aimes, donc je ne l'ai pas commandé. Tu peux en choisir une que tu aimes. »
Je regardai la table de chevet, perplexe.
33.
Des bougies, dis simplement des bougies, pourquoi cette économie de mots ? Vas-tu mourir si tu utilises quelques mots de plus en parlant ? Dois-tu être si économe avec tes paroles ? N’as-tu pas retenu la leçon de l’incident du sugar daddy ? Tu compensais mes attentes, non, pas mes attentes, mais ma timidité !
Je le fixai du regard, et il me regarda avec une expression perplexe. « Pourquoi t’assieds-tu si loin ?»
Tous mes grands plans sur ces montagnes russes furent vains. Je ris nerveusement, secouai la tête et me rapprochai de lui. Mes yeux se posèrent sur les divers— Différents— Jouets— Devant lui.
Je restai perplexe.
34.
OK, j’ai l’impression que ma vie va m’échapper ici aujourd’hui.
35.
Peut-être fut-ce mon expression terrifiée, mais quand je le regardai, horrifié, Gu Yiliang me fixa, puis jeta un coup d’œil aux objets devant lui, et soudain, il comprit. Il cligna des yeux avec une révélation : « Ne t’inquiète pas, ne t’inquiète pas. J’ai simplement vu ces articles dans le distributeur automatique de la chambre et j’étais curieux de les essayer. »
Ta curiosité est-elle vraiment si forte ? En regardant la quantité ici, as-tu vidé le distributeur automatique ?
Gu Yiliang se pressa contre moi avec espièglerie : « Veux-tu les utiliser ? »
Moi : « …Non, non. »
Il poursuivit : « Le distributeur a aussi quelques petits vêtements. »
Moi : « …Non, non. »
Il ajouta : « Il semble y avoir des médicaments dans le distributeur. »
À nouveau, je répondis par un ferme « Non ».
Puis il observa : « Tu es si doux ; c’est assez collant. »
Ma voix tremblota : « Non— »
Moi : « ... »
36.
Moi : « La lotion pour le corps fournie par cet hôtel est plutôt bonne, c’est du Shiseido. J’en ai accidentellement mis trop. »
Moi :: « J’en ai appliqué trop par accident. »
Moi : « C’est plutôt agréable, très doux et lisse. Regarde, c’est comme un poisson qui nage dans ton étang de lotus. »
Moi : « ... »
37.
Peut-être vaut-il mieux que je meure de honte, au moins mon état mort serait plutôt paisible.
38.
Gu Yiliang leva un sourcil, regarda à nouveau la bougie parfumée sur la table de chevet, et eut soudain une seconde révélation, riant sans cesse.
Pourquoi est-il si intelligent à un moment comme celui-ci ?
Je le repoussai avec colère, me jetai sur le lit, choisis un petit jouet, le pris dans ma main pour l’étudier et jouer avec, et le laissai le frotter partout sur mon corps tout en riant, disant qu’il m’aidait à étaler la lotion pour le corps uniformément.
Le massage favorise l’absorption.
En effet, une approche progressive est préférable, car il est imprudent de brandir une arme sans préparation, n’est-ce pas ?
Sa température corporelle était légèrement supérieure à la normale de la plupart des individus, sa paume dégageant une chaleur réconfortante. C’était comme s’il allumait un feu partout où sa main touchait, et il la fit tourner autour de ma taille. Alors que je me tournais pour le regarder, il se pencha et m’embrassa, explorant mes lèvres avec le bout de sa langue.
Juste au moment où j’allais faire un geste pour l’atteindre, il se recula et procéda à un massage attentionné, montrant les actions d’un véritable gentleman.
39
Quoi, je n’arrive toujours pas à changer ma nature de fuir après avoir flirté ! Le petit jouet dans ma main vibra, comme une petite vie flexible – je conçus un plan et déplaçai discrètement ma tête vers vers son entrejambe.
« Hé— » Il sourit et me poussa.
Je laissai échapper un rire doux, sortis un petit accessoire miniature de sous le peignoir, et saluai de manière espiègle sa zone intime, ce qui lui arracha un gémissement étouffé.
« Tu vois, c’est définitivement un investissement qui en vaut la peine ! Je t’avais prévenu de fuir après quelques taquineries ! Cours ! Tu ferais mieux de courir encore ! »
Il me massait, et moi, je commençai à jouer, utilisant le jouet pour masser son petit frère, de haut en bas, de gauche à droite, parfois contre la racine, parfois contre le stigmate.
Après avoir bien joué, il ressemblait à un héros, crachant de l’eau en tremblant. Je donnai un petit coup à son petit frère : « Tu ne sens pas d’engourdissement ? »
Gu Yiliang pinça les lèvres, ne répondant pas.
Il tendit la main, touchant doucement ma tête, et bougea légèrement ses hanches vers l’avant. Je reculai d’un pas et m’exclamai : « C’est quoi ce mouvement, comme essayer d’abattre la tête du démon avec une énorme lame ? »
Il éclata de rire, me pinça joyeusement la joue et resta silencieux. Ses yeux exprimaient une supplication sincère alors qu’il posait doucement sa main sur ma tête.
D’accord. Je me penchai et embrassai son objet, prenant une bouffée de sa virilité. La main derrière ma tête se resserra soudainement, et je levai les yeux pour le regarder. Il me regarda, la tête à moitié baissée, ses doigts peignant doucement mes cheveux, et ses yeux légèrement teintés de désir.
40
En effet, sa présence était incroyablement contagieuse. Quand je le confrontai de cette manière, c’était comme un villageois de niveau 1 sans armes face à un maître de niveau 99 en équipement légendaire orange. J’étais totalement surpassé.
41
Gu Yiliang était à moitié allongé sur le lit, me laissant caresser son petit frère avec mes lèvres et ma langue. D’une manière rêveuse et délibérée, il passait répétitivement ses doigts dans mes cheveux, comme s’il les lissait et les coiffait avec soin.
Alors que nous continuions, un changement soudain dans son aura attira mon attention. Je levai la tête et lui jetai un regard furtif, parvenant à capturer une trace fugace de mélancolie qu’il n’avait pas pu cacher à temps.
Non, pourquoi es-tu encore troublé ?
Je ne pouvais pas parler avec l’objet dans ma bouche, alors je lui lançai un regard perplexe. Il pinça les lèvres, comme s’il hésitait, et finit par demander à voix basse : « ... Pourquoi es-tu si doué ? »
Moi : ?
Non, c’est quoi cette question ? Est-ce que mon père m’aurait appris ça à Hawaï ? !
Je recrachai furieusement petit Liang, me redressai et enfonçai mes dents dans son épaule. « Qu’est-ce qui se passe dans ta tête ? »
Nous fûmes tous deux surpris par ma morsure soudaine—lui, parce qu’il avait oublié que je n’étais plus un enfant dont on s’occupait, et moi, parce que je n’avais pas réussi à l’expliquer correctement. Après un moment d’hésitation, je léchai les marques de morsure sur son épaule et murmurai : « ... Tu es le premier. »
À l’instant suivant, Gu Yiliang me poussa, et un bâton frappa la base de ma jambe.
42
Est-ce que cette personne avait un complexe de virginité ou quoi ?
On est au 21e siècle !
J’évitai ses lèvres cherchant à m’embrasser et donnai une tape mécontente sur son dos, tout en tirant espièglement ses cheveux. « Lao Gu, qu'est-ce qui ne va pas chez toi ? Si ce n'est pas la première fois, alors tu comptes me laisser tranquille, n'est-ce pas ? »
« Hein ? » Gu Yiliang me regarda avec confusion, fit une pause, puis mordilla joyeusement ma lèvre en demandant : « ... Qu’est-ce qui te passe par la tête ? »
Lui : « Je sens juste que... je n'arrive pas à bien m'entraîner. Je voulais te demander comment... »
Moi : « ... »
Moi : « Alors pourquoi tu me portes ? »
Il sourit doucement, lécha l’endroit au-dessus de ma lèvre où il venait de mordre, et sa voix était douce et rauque : « Tu as léché mon épaule, et je n’ai pas pu résister. »
43
Moi : (serrant les poings)
Je m’allongeai lentement et ajustai ma posture.
44
La climatisation de la chambre était réglée très bas, mais la température corporelle de Gu Yiliang contre mon corps était si brûlante qu’elle enflamma mon cœur—je suppose que la mienne n’était pas beaucoup mieux.
Le peignoir collait à mon corps, les bougies parfumées étaient allumées, et leur arôme chaleureux flottait dans l’air. Le petit jouet gisait inactif sur le côté, vibrant encore doucement.
La chaleur parcourut mon corps, brûlant lentement jusqu’à ma tête, me laissant dans un état de confusion brumeuse.
Ses doigts se déplaçaient sur mon corps comme la lune cachée dans les nuages blancs et purs, semblables à des lotus. Le liquide lubrifiant était glacé et collant, réchauffé peu à peu par la température corporelle, coulant et humide.
La pièce remplie de décorations étranges et inutiles s’effaça de mon esprit. Le matelas était doux, la literie soyeuse, et les mouvements de Gu Yiliang un peu saccadés. J’étais allongé sur lui, le visage enfoui dans son cou, et en silence, retenant mon souffle pour savourer cette expérience entièrement nouvelle pour moi.
45
Peu importe à quel point j’étais mentalement préparé, il y avait encore un peu de nervosité, mais nos instincts naturels avaient leur propre manière de prendre le relais—
Attends ! Tu dois résister à l'envie instinctive de te redresser et de te courber pour éviter ces doigts !
Je serrai les dents et persistai, laissant ces doigts boiger dans tous les sens, puis j'ai discrètement relevé la tête et jeté un coup d'œil à Gu Yiliang.
Moi : « ? »
46
Ce n’est pas que je sois timide à ce sujet, mais pourquoi avait-il l’air encore plus embarrassé que moi ?
Son visage était si rouge qu’on aurait presque pu repasser des vêtements dessus, et il ne cessait de pencher la tête sur le côté, sans même regarder quelque chose en particulier.
Moi : ? Est-ce qu’il essaie de jouer l’innocent et le timide ?
Une fois distrait, les doigts qui tournaient à l’intérieur de mon corps ne semblaient plus si dérangeants. La curiosité l’emporta sur moi, et je me redressai légèrement, tournant son visage vers moi. Je tendis la main pour toucher son front et demandai : « ... Qu’est-ce que tu regardes ? Ton visage est si rouge, est-ce que tu as de la fièvre ? »
Son regard semblait vaciller et errer comme un joystick, allant en bas et à gauche, à droite et à gauche, mais il refusait de regarder vers le haut. La rougeur de ses oreilles était illuminée par la lampe, les rendant presque translucides.
Il ne répondit pas. Il me poussa vers le bas avec sa main libre, m’incitant à fermer les yeux et à l’embrasser.
47
Hé, j’ai un peu soif de connaissances——
Je ne baissai pas la tête vers lui, je plaçai ma main derrière mon dos, attrapai son petit frère ferme mais fragile et jouai avec un moment, prêt à lui poser quelques questions, mais avant que je puisse dire quoi que ce soit, ses doigts touchèrent quelque chose d’étrange dans mon corps.
L’endroit.
Un plaisir étrange et subtil monta le long de ma colonne vertébrale de bas en haut, ce qui me fit instinctivement attraper Gu Yiliang pendant un bref instant, et il me fallut un moment pour réagir. Bien que j’hésite, Gu Yiliang réagit rapidement. Il comprit promptement la raison derrière mes actions, et ses doigts dansèrent sur les cordes.
Cela mena à une expérience partagée remplie d’excitation.
Mon esprit était un tourbillon de chaleur, rendant toute réponse difficile. J’avais l’envie de m’engager dans certaines actions, mais je me sentis somnolent et désorienté un instant, tout en prenant soin de ne pas laisser de marques sur lui ; je ne pouvais pas sucer le côté de son cou, ne pouvais pas mordre sa pomme d’Adam, et ne pouvais que poser mon front contre ses épaules.
Il baissa les yeux et mordilla doucement mon oreille, puis utilisa son autre main pour piquer le petit jouet laissé de côté : « ... Tu veux essayer ? »
« Non, non, non... » C’était comme si plusieurs petites ampoules clignotaient dans mon esprit. Je m’abstins de lui demander ce qui avait attiré son attention plus tôt, et ma main sur sa taille recommença à explorer. Il pinça son petit frère fier sur son bas-ventre et dit : « ... Utilisons ça. »
Je sifflai doucement.
48
Alors que le soleil plongeait sous l’horizon et que les insectes d’automme remplissaient l’air de leur cacophonie, Petit Liang, qui m’avait occupé l’esprit jour et nuit, entra enfin en moi—
Pouf.
Après tant de temps perdu, la connexion fut enfin établie.
49.
Douleur, gonflement, cela commença dans mon corps, puis déferla vers ma tête et atteignit enfin mon cœur, me donnant l’impression que j’allais exploser.
Je me suis occupé du petit Wei faible devant moi, afin de pouvoir utiliser le plaisir pour disperser une partie de la douleur et du gonflement provenant du dos.
Ce sentiment d’être heureux à chaque progrès que vous faites est faux ! fraude!
Gu Yiliang était pressé par moi, ses joues étaient plus rouges que les miennes, c'était comme si c'était lui dont on s'occupait, et il n'arrêtait pas de murmurer :« Détends-toi, détends-toi, respire... »
Est-ce qu’il essayait de me faire accoucher ou quoi ?!
Mes larmes étaient presque bloquées par lui. Je serrai les dents et frottai son cou, puis embrassai le coin de sa bouche.
Le visage rouge et les yeux vides, il tint ma taille et me pressa lentement vers le bas jusqu'à ce que tout soit à l'intérieur de moi. Puis il s'arrêta un moment et recommença à pousser avec des mouvements superficiels....
50.
Je remarquai qu’il pouvait être un peu timide dans son attitude, mais quand il s’agissait de ses actions, il ne perdait pas de temps. Il progressa pas à pas, commençant par observer mes réactions, mais peu après, il tourna la tête sur le côté.
Moi : ? Attends, pourquoi évite-t-il soudainement de me regarder ?
J’ajustai légèrement ma posture et demandai : « Pourquoi tournes-tu la tête ? »
Quelque chose de dur et d'immobile coincé dans mon corps s'est soudainement soulevé. Je grognai et vis la rougeur sur ses joues s’approfondir inexplicablement, c’était comme s’il pouvait lancer une nouvelle teinte de rouge à lèvres.
——Appelez simplement Gu Yiliang amoureux !
——Non, ce n’est pas le moment de penser à ça.
Je suivis son regard, comprenant en un instant. Je plissai les yeux et effleurai doucement son lobe d’oreille avec mes dents. « ...Hmm... Est-ce que regarder dans le miroir est trop stimulant pour toi ?»
Ses mouvements ne s’arrêtèrent pas, et même ses cils tremblèrent.
Moi : !
Haha, tu essaies de m'effrayer avec des bougies, des jouets, des vêtements et des médicaments, mais tu es visiblement très vulnérable toi-même !
J'avais l'illusion inexplicable d'avoir pris l'initiative. Je ris en inspirant et en expirant, je redressai la tête et je bougeai délibérément ma taille.
51.
Il ne faut pas jouer avec le feu. Ne pas allumer un feu pour brûler une montagne, j’ai appris cette leçon aujourd’hui.
52.
Gu Yiliang pinça ses lèvres minces, ne dit rien, me lança un regard sans grande conviction, puis, avec une détermination bien plus marquée, pressa ma taille vers le bas et se lança dans une étude approfondie et acharnée.
Cette balade était vraiment trop cahoteuse, trop cahoteuse, j’avais l’impression d’être secoué jusqu’à tomber en morceaux !
J’étais complètement ramolli, sans aucune force pour m’asseoir, incapable de produire un son autre que des halètements, m’affaissant sur lui tandis qu’il continuait à me marteler.
— Non, mais il frappe si fort, est-ce qu’il essaie de tout voler ou quoi ?!
Il martelait, mais en plus, il arborait une expression impassible, et malgré ça, ses oreilles rougissaient jusqu’à en devenir écarlates. Il ne tournait plus la tête, comme s’il voulait regarder le miroir mais n’osait pas, ses yeux légèrement humides, c’était vraiment—
Son attitude me rendait complètement étourdi, et sans me soucier des marques que je pourrais laisser, je posai ma main sur son front, le forçant à lever légèrement la tête, puis mordis furieusement sa pomme d’Adam. Mais finalement, la morsure se transforma en un léchage, et ma main sur son front se relâcha, mes doigts glissant dans ses cheveux.
Il s’arrêta net, sa pomme d’Adam bougeant sous ma langue, puis il m’enlaça et me retourna, soulevant ma jambe, me montrant physiquement ce que signifiait vraiment une ouverture et une fermeture complètes.
53.
Enfin, ce mot utilisé pour me décrire ne concerne plus une porte de placard, et j’en suis plutôt soulagé.
54.
Chaud, épicé et brûlant sont toutes les sensations liées à la chaleur.
Les lèvres, la poitrine, la taille, l'abdomen, les doigts... chaque partie était étroitement attachée à l’autre et enchevêtrée. J’étendis ma main et pressai l’arrière de la tête de Gu Yiliang, appelant son nom.
Il répondit d’une voix basse et demanda : « …Tu ne pourrais pas m’appeler quelque chose de plus gentil ? »
Sifflement—depuis que j’avais rencontré Lao Huang, je m’étais éloigné du mot « Papa ». J’avais peur de me mettre à divaguer de manière incontrôlable si je le prononçais.
« …Qu’aimerais-tu entendre ? » Une sensation de picotement parcourut mon corps, et j’utilisai mon doigt pour tracer des lignes sur son dos à plusieurs reprises. « …Liang Liang ?…Gu-ge ?… »
Moi : « …Bon gege ? »
55.
D’accord, j’ai compris la leçon sur le fait de ne pas allumer de feux pour brûler des montagnes, mais je n’ai toujours pas appris à me comporter !
56.
Comment profiter d’un feu d’artifice sans quitter la maison ? Il suffit d’appeler Gu Yiliang « Bon gege ».
…Étonnamment, c’est plutôt relaxant.
Je remarquai : « Dépenser de l’argent pour ça en valait la peine. »
Il leva un sourcil amusé, puis mentionna malicieusement les petits vêtements dans le distributeur automatique.
Je ne comprenais pas d’où venait sa persistance et demandai : « Tu veux vraiment porter ça ? Tu as porté divers costumes dans des drames historiques, des drames de l’ère républicaine et des drames modernes. Ces costumes sont bien mieux. »
Moi : « Tu étais superbe dans cet uniforme militaire avant. »
Moi : « Oui… vraiment superbe. »
Lui : « … »
Lui : « Je veux dire, ce n’est pas pour que je le porte moi… »
Moi : « … »
Moi : « … »
Il toucha son nez, disant : « …Je ne savais pas que tu aimais les uniformes— »
Moi : « Tais-toi. »
57.
Il nettoya rapidement le champ de bataille, gardant son bras autour de moi. Malgré son rougissement, il examinait avec enthousiasme l’étrange assortiment de décorations dans la pièce.
Pas besoin de rougir ! Qui essaies-tu de tromper avec cette comédie ?
J’étendis la main et saisis son menton, l’empêchant de regarder les décorations à proximité, alors il m’embrassa et demanda : « On recommence ? »
« Ah, laisse-moi respirer ! Ta période réfractaire est bien trop courte ! »
Je levai faiblement la main, jouant le sage : « Vas-y doucement, doucement. »
Il ouvrit WeChat et y jeta un coup d’œil. Il poussa un soupir et, d’un air pitoyable, cligna des yeux vers moi : « Lao Zhuo va bien maintenant, il reprendra le travail après-demain. »
Moi : « … »
Moi : « …Dans ce cas, faisons une pause et recommençons plus tard. »
Il persista à piquer ma petite taille et m’encouragea à la manière de Lin Chi-ling : « Yanyan, lève-toi— »
(NT : Lin Chi-ling est une icône de la culture pop asiatique, admirée pour sa beauté et son talent. Elle est souvent utilisée comme référence pour décrire une attitude douce et encourageante).
Moi : « … »
J’utilisai mon genou pour le pousser.
58.
Cela finit par arriver à nouveau.
59.
Après avoir joué beaucoup de tours au lit, nous avons utilisé les aménagements de la chambre dans un esprit d’exploration et de découverte.
L’expérience en elle-même n’avait rien de particulièrement unique—sauf que je ne pourrai probablement pas utiliser les équipements de gym sans distraction dans un avenir proche.
« Distrait ? Hein ? »
Je secouai la tête et m’accrochai à son cou, disant : « …Je t’aime vraiment. »
60.
Ce ne fut qu’après que les feux d’artifice crépitèrent dans le ciel que nous nous effondrâmes tous les deux sur le lit, épuisés. Il se tourna pour me regarder et, avec sincérité, dit qu’il m’aimait aussi.
Je repris mon souffle et passai faiblement ma main dans ses cheveux légèrement moites sur son front. Il se pencha et m’embrassa à nouveau.
Apparemment, ressentir de la tendresse comme on dit, c’est comme ça. Je piquai sa joue, disant : «…Tu n’es pas censé allumer une cigarette post-coïtale à un moment comme ça ? »
Il sourit et tint mes doigts, les pinçant doucement. « J’ai arrêté. »
Même s’il l’avait écrit dans son journal, arrêter de fumer n’est pas si facile. Je levai un sourcil, le regardant avec scepticisme. « …Pas de dépendance ? »
« Il y a une dépendance », admit-il. Il baissa la tête et inspira doucement entre mes lèvres, puis fit semblant d’exhaler de la fumée et dit : « …mais j’ai trouvé un meilleur substitut. »
61.
Moi : (m’inclinant)
Tu es toujours le maître en matière de flirt, je me rends, totalement impressionné.
62.
Nous nous blottîmes l’un contre l’autre et nous câlinâmes un moment, puis, après un instant de calme, je fus pratiquement traîné dans la salle de bain par Gu Yiliang pour une douche. Je m’allongeai ensuite dans ses bras, me sentant rafraîchi, et attrapai mon téléphone.
Depuis que nous avions confirmé notre relation, ces derniers jours passés avec Gu Yiliang m’avaient fait utiliser mon téléphone avec parcimonie, sans parler de publier des mises à jour sucrées. Après tout, mon petit ami était juste à côté de moi, et qui a besoin de montrer de l’affection publiquement quand on peut l’expérimenter en privé ? De plus, ces derniers temps, il ne s’était pas passé grand-chose qui valait la peine d’être partagé.
Nos interactions étaient assez ordinaires—prendre des repas ensemble, lui révisant des scripts pendant que je pratiquais mon jeu d’acteur, portant des écouteurs pour écouter de la musique et lire séparément, regardant un film ensemble quand nous avions du temps libre, jouant à des jeux, riant et plaisantant, éteignant les lumières et puis commençant secrètement un petit jeu à nous…
On dit qu’une belle femme est comme un nuage dans le ciel, et j’avais enfin amené ce nuage dans mes bras.
Je me sentais exalté et plein d’entrain, comme si je voulais annoncer au monde—« Il y a une sorte de douleur à vouloir montrer de l’affection mais ne pas oser, et un désir de partager de la douceur enfoui dans mon cœur ! »
Je déverrouillai mon téléphone, ouvris l’appareil photo, puis le refermai en faisant la moue avant de verrouiller l’écran.
Gu Yiliang remarqua mes actions et me souleva légèrement, me tendant son propre téléphone. « Si tu veux prendre des photos, vas-y. »
Je me blottis contre son cou, l’air découragé. « …Même si je les prends, je ne peux pas les partager. Les garder sur le téléphone est aussi risqué. Laisse tomber. »
Il rit, ouvrit directement l’appareil photo frontal et commença à prendre des photos avec moi. Je me couvris rapidement le visage. « Non, non, non ! »
Il étouffa son rire et écarta mes mains, prenant une photo de nos doigts entrelacés. En un rien de temps, il la mit en fond d’écran de verrouillage.
Ça allait ; ce n’était pas trop. Je me calmai un peu et le regardai.
Il avait ouvert Weibo –
63.
Ces derniers jours, je m’étais abstenu de publier des mises à jour affectueuses, mais lui, c’était tout le contraire.
Il publia des selfies de lui portant ma veste—un modèle basique, et à moins d’être un shipper chevronné, personne ne pouvait deviner quoi que ce soit à partir de ça.
Il publia même une photo de moi en train de lire un script à 22h30, ajoutant une description soulignant mon dévouement et répandant un peu d’amour et de soutien.
Et puis, il retweeta un cliché de nous deux sur le plateau—c’était du compte officiel de l’équipe de production, donc s’il voulait le partager, c’était parfaitement compréhensible.
…En tout cas, il était assez expressif, mais tout restait dans le domaine du déni plausible.
64.
Ne pas poster sur Weibo est si inconfortable !
Je repoussai sa main, alarmé, et le fixai : « Qu’est-ce que tu essaies de faire ? »
« Je scrollais juste sur Weibo », rit-il en ébouriffant mes cheveux, « De quoi as-tu peur ? Je ne vais rien poster. »
Ça me rassura ; j’avais peur qu’il ne puisse pas résister à l’envie de poster. Je me détendis et m’enveloppai dans la couverture, embrassai son épaule et poussai un soupir de soulagement.
Il dit : « J’ai déjà posté il y a un moment. »
Moi : ?
Moi : ?!
Je saisis nerveusement mon téléphone et ouvris Weibo.
65.
@Gu Yiliang Liam : Partage d’un single – « Flowing Light Dance » (@NetEase Cloud Music) Partager des moments de bonheur avec une personne aimée, ne demandez pas si c’est le destin ou la calamité.
[Brise][Brise]
[Le post inclut neuf images fixes de « Green Snake ».]
(NT : du film "Green Snake", un classique du cinéma hongkongais réalisé par Tsui Hark en 1993. La chanson Flowing light dance est tirée de la BO du film)
66.
Moi : (m’inclinant)
67.
Je tirai sur le col de son peignoir, l’attirant vers moi pour l’embrasser à plusieurs reprises.
Il caressa doucement l’arrière de ma tête, me regardant avec confusion. « Qu’est-ce qu’il y a ? »
Moi : « On reprend le travail après-demain. »
Moi : « On a un jour de congé demain. »
Moi : « Alors, et si on recommençait une fois aujourd’hui ? »
Fin
Traduction: Darkia1030

Ajouter un commentaire
Commentaires