ISMM - Chapitre 37 – Es-tu jaloux ?
Avertissement : allusion à une fellation
Finalement, je n'ai pas disparu en poussière, et j’ai sauvé ma vie.
J’étais à genoux entre ses jambes, intérieurement soulagé d'avoir survécu à cette épreuve, mais j'avais un étrange sentiment, comme si quelque chose n'allait pas.
Est-ce qu'il m’avait encore drogué ?!
Pourquoi est-ce que quand je repris mes esprits, je me suis retrouvé à genoux ?
Et il osait me dire qu’il était un petit bonbon ?! Ce n’était pas du tout sucré !
Gu Yiliang était assis sur le lit, la tête baissée, et il pinçait doucement mon lobe d’oreille.
Je relevai les yeux pour le regarder, et à l’instant où nos regards se croisèrent, j’entendis un faible sifflement. Puis il fit glisser sa langue, et j’entendis à nouveau un léger soupir.
Sa respiration me fit l’effet d’un cerf paniqué courant dans ma poitrine, ses sabots soulevant des nuages de poussière, et dans mon esprit, les pensées défilèrent à toute vitesse.
— Ne pas toucher avec les dents, ne pas toucher avec les dents, ne pas toucher avec les dents.
— On dirait que je fais une acrobatie.
— Comme avaler une épée sans se couper !
— Les coins de ma bouche vont se déchirer, ma mâchoire va se déboîter, mon articulation temporo-mandibulaire va se dérégler, et ça va finir dans ma gorge, je vais vomir.
— C’est vraiment mangeable, ce truc ?
— C’est tellement épuisant de tout ingérer, je crois qu’il vaut mieux lécher avec la pointe de la langue le début et utiliser la main pour le reste.
— Voilà, c’est plus facile.
— Un peu plus profondément, quand la langue touche le frein, il semble vraiment apprécier.
— Il aime vraiment ça.
— J’ai un grand talent, non ?!
…
Il serra soudainement son doigt autour de mon lobe d’oreille, repoussa brutalement ma tête, m'attira vers lui et m'embrassa.
Ses lèvres étaient tellement douces, tellement tendres. Ce n’était pas censé être sucré, mais c'était incroyablement sucré, la langue qui se faufilait et se battait contre la mienne, se retirant et avançant, avec une légère odeur d'alcool qui montait à la tête et me faisait vaciller.
Je n’arrivais pas à contrôler mon désir de me remettre à genoux, mais voyant qu’il ne semblait pas vouloir terminer, je lui demandai doucement : « … Tu ne veux plus ? Tu n’es pas bien ? »
Il me fixa longuement, m'embrassa à nouveau, puis baissa les yeux : « … Je ne peux pas. »
Mon cœur se serra violemment, je tombai dans le silence…
Il avait…
… Est-ce qu'il y avait quelque chose de plus profond, quelque chose de difficile à dire, comme s'il avait besoin d'aller à l'hôpital Apollo ? (NT : groupe d'hôpitaux privés très réputés d’origine Indienne)
J’ hésitai sur ce que je devais dire pour ne pas blesser sa dignité masculine et pour le rassurer, et me demandai s'il ne fallait pas lui dire de ne surtout pas utiliser Baidu pour chercher un hôpital, quand il me tira dans ses bras et, d'une voix sérieuse, demanda : « Je ne veux pas être le seul à profiter de ça, je veux t'aider aussi… hum, te rendre toi aussi… à l’aise ? »
Moi : « ? »
Quoi ?
Eh bien, dans ce cas, c'est une excellente idée !
« Par respect, je préfère obéir ! » J'avais peur qu’il se rétracte, alors je me retournai vivement et sautai sur le lit, en lui faisant signe de venir : « Allez, viens, viens ! »
Lui : « … »
Je vis son expression un instant, à la fois complexe et vide, et je me souvins qu’il avait été si rigide qu’on aurait pu hisser un drapeau sur lui, alors je me dégonflai immédiatement : « Eh bien, tu n’es pas obligé de de te forcer … »
Il secoua la tête, s'approcha de moi : « Je ne me force pas. »
Encore cette phrase familière.
Finalement, il ne dit plus cette phrase avec l’air d’une grande décision difficile. Je ressentis une sensation indescriptible dans mon cœur — c’est plus facile de le laisser me mordiller que de lui demander de m'apprendre à jouer la comédie ou de m'emmener chez lui pour voir ses chats ?!
Donc je ne suis pas un expert Gu ?
Donc en fait, il est dans le placard ?
Un habitant du royaume magique de Narnia ?
Je le regardai avec une expression aussi complexe que vide, alors qu’il dénouait lentement mon pantalon.
【Joueur Wei Yanzi】Équipement -1
【Joueur Wei Yanzi】Équipement -1
【Joueur Wei Yanzi】HP +50
【Joueur Wei Yanzi】HP -50
【Joueur Wei Yanzi】HP -50
【Joueur Wei Yanzi】HP -50
【Joueur Wei Yanzi】HP -50
……
« Freine ! Freine vite ! Le cerf a percuté l'arbre, et moi j'ai percuté le cerf !! »
Avant que ma barre de vie ne soit complètement vidée, j’ai réussi à sortir le petit Wei de sa bouche.
Il me regarda, confus, et dit doucement : « Ce n’est rien, je ne me sens pas forcé. »
Je me tordais de douleur, presque incapable de parler, et répondis difficilement : « … Moi… je me sens forcé… »
J’avais été attaqué par ses sorts magiques qui me malmenaient, mais je ne pensais pas que ses attaques physiques seraient encore plus dévastatrices !
Il était en train de me torturer avec ses dents, non ?! Mordre, c’est pour déballer, non pour suivre les instructions à la lettre !
Est-ce que j'ai commis une énorme faute pour mériter une telle punition ? Ai-je brisé le vase en verre de la riene-mère ?!
D'abord mon bassin, puis le petit Wei, et qui sait, peut-être que ça finira par toucher mon derrière, mon karma est vraiment lourd !
Je pensais qu’il devrait aller à l’hôpital Apollo, mais au final il semblait que c’était moi qui en avais besoin.
Gu Yiliang, avec ses yeux un peu troubles à cause de l’alcool, me regarda alors que je tremblais et roulais sur le lit, probablement conscient de la situation. Un peu désorienté, il se pencha pour me prendre dans ses bras et me tapoter le dos.
Mais à quoi cela sert-il de tapoter le dos ? C’est de la transmission de pouvoir ?!
Je le réprimandai : « … Toi, toi, toi… »
Il était incertain : « Je, je vais m'entraîner un peu ? »
Moi, effrayé : « … Tu veux… m’entraîner sur moi ? »
Il sembla mécontent : « Tu veux que je m’entraîne avec qui, alors ? »
Je pleurais presque : « … Entraîne-toi, entraîne-toi avec moi, fais ce que tu veux, je suis d’accord…»
Personne ne danse plus avec des rubans colorés dans les airs, je ne peux plus danser. Si un arc-en-ciel apparaît dans le ciel à l’avenir, c’est Gu Yiliang qui s'entraîne à ma place.
La voiture ne peut plus avancer. (NT : métaphore pour scène de sexe, afin de contrer la censure)
Les deux voitures se sont percutées en venant l’une vers l’autre, un grand fracas, puis elles ont dévalé la falaise et explosé dans un tas de débris carbonisés.
Je ne sais pas si le petit Wei pourra se remettre de ses blessures, je suis recroquevillé dans un coin de la salle de bain, les larmes aux yeux, tandis que l'eau coule sur moi, emportant tout sentiment de jeu que j'avais habituellement lors de mes douches, quand je faisais tout un spectacle en faisant semblant de pleurer et en me traitant de sale.
Gu Yiliang se tenait contre le cadre de la porte, me regardant avec un air plein de regrets : « Et si… je te massais un peu ? »
Moi : « … »
Il pense vraiment que c’est une télévision, que ça se répare juste en tapotant ?
Je levai le pommeau de douche pour lui répondre.
Nous voilà, tous les deux, dans la salle de bain, à prendre une douche ensemble.
Lui, plein de regrets, moi, avec le cœur brisé, sans aucune étincelle d'excitation ou de désir, comme un vieux couple qui a perdu tout intérêt l’un pour l’autre, mais reste en accord tacite.
J’avais un tas de mousse sur la tête et je lui demandai le pommeau de douche. Il leva alors le bras qui tenait le pommeau de douche et s’apprêta à me doucher sans mot dire.
Qu'est-ce qu'il fait !
Je détestais quand le shampooing me coulait dans les yeux. J’ai fermé les yeux une seconde, mais je sentis une main se poser sur mon front.
Je rouvris les yeux et vis le visage de Gu Yiliang tout près du mien, il était trop proche, et son front rond et ses yeux magnifiques étaient comme une œuvre d'art qui s'imprégnait dans mes yeux.
D’une main, il tenait le pommeau de douche pour me rincer, et de l’autre, il posait sa main sur mon front, m'aidant à me protéger de la mousse qui coulait.
Il semblait en train de m’arroser.
Je le regardai, et au fond de mon cœur, une plante à larges feuilles poussait à toute vitesse vers la lumière, recouvrant mon esprit de son feuillage.
Je lui tapotai le bras : « Qui suis-je ? »
Il cligna des yeux, perplexe : « Yanyan ? »
OK. Je dis : « Mets le pommeau de douche en place, puis baisse la tête. »
Il fit ce que je lui disais, et je l'embrassai.
Ses lèvres et sa langue étaient si douces, sa respiration si chaude, cela me rappela la cigarette qu'il m’avait donnée cette nuit-là. Je réalisai que tout ce qui se faisait avec la bouche semblait facilement enivrer, comme manger, boire, fumer, ou s'embrasser — je ne pouvais vraiment pas nier que j'étais un véritable érudit.
Alors nous nous embrassâmes encore et encore.
La vapeur d'eau grimpa lentement sur les vitres tout autour, comme si elles étaient enveloppées d’un voile léger.
Nous nous étreignions, nous nous collions, nous nous embrassions, et, comme prévu, une certaine chose se pressait à nouveau contre moi. Le petit Wei se battait aussi pour se relever, et il murmurait : « Aide-moi à me lever, essaie de me soutenir ! »
Gu Yiliang serra les lèvres, baissa les yeux et m'enlaça sans vouloir retirer son corps.
Sifflement — Je n'étais pas du tout prêt à disparaître en cendres, je le regardai avec hésitation.
Moi : « Et si… »
Lui : « Et si… »
Nous restâmes silencieux en même temps.
Moi : « Avec les jambes ? »
Lui : « Avec les mains ? »
Nous restâmes de nouveau silencieux.
C’est moi qui ai perdu ! Et je me suis même vendu !
Je tournai le dos avec frustration et m'appuyai contre le mur. Il rit doucement, appuya sa main sur ma taille, et plaça quelque chose d'exalté entre mes jambes, l’autre main caressant mon petit Wei malchanceux, avant de baisser la tête pour embrasser ma nuque.
Vraiment, j’ai perdu, et je me sentais si faible. Je mis ma main sur la sienne, suivant ses mouvements, puis attrapai sa main qui était posée sur ma taille et mordis ses doigts avec colère.
Il sembla en être ravi, pouffa plusieurs fois, puis utilisa ses doigts pour titiller ma langue.
La buée dans mes yeux se formait et se dissipait, mon corps semblait être couvert de buée ou de sueur, nos corps s’entrechoquaient et se frottaient sans que je sache combien de temps cela a duré, jusqu'à ce que, enfin, nous nous déchargions dans un tumulte de confusion.
Après avoir tous deux pris une seconde douche et s’être allongés sur le lit, mon esprit était totalement embrumé.
J’avais vraiment beaucoup bu, et j’avais aussi dû tenir bon pendant toute cette épreuve. Je n’avais pas vomi, mais j’étais passé par un tourbillon émotionnel et physique. Dès que ma tête toucha l'oreiller doux, l'ivresse m'envahit de plus belle.
Je me sentais un peu étourdi, je pinçai l'arête de mon nez, et avant que je ne puisse continuer, Gu Yiliang tendit la main vers moi.
J'étais complètement dans les vapes, et lui aussi ne semblait pas dans un meilleur état. Il fronça les sourcils très fort, allongé sur le dos, et posa une main de manière un peu maladroite sur mon front, massant mes tempes.
Je le fis se tourner sur le côté : « Ce sera plus confortable si tu dors sur le côté. »
Il secoua la tête, se remit sur le dos : « … Je n’arrive pas à avaler l’alcool dans ma bouche, dormir face à toi risque de te déranger. »
Oh, c’était bien lui, celui qui voulait m’embrasser tout à l’heure ? Celui qui ne voulait pas arrêter de m'embrasser ? — Je crois que c'était moi.
Je m’étouffai presque avec ma propre pensée, puis je l’attirai à moi, me déplaçant un peu sur l’oreiller, jusqu’à ce que je sois face à son torse : « Là, ça ne te dérangera plus. »
Il tourna la tête vers moi, hocha la tête en signe de compromis, et posa l’autre main sur moi, m’attirant un peu plus dans ses bras.
C’était si chaud, si doux.
Et cela n’avait rien à voir avec du sucre, tout était lié à lui.
Avant de s’endormir, on doit toujours parler un peu, non ? Je me souvins de son comportement étrange à la table de banquet, alors je lui demandai : « Tu ne peux pas boire, alors pourquoi en as-tu bu autant ? »
« Parce que… » Il interrompit son geste en me massant les tempes, d’un air suspect, « … Si tu ne bois pas et moi non plus, où mettrons-nous le bon alcool de Chine ? »
Moi : « … Si tu n’es pas ivre, et que je ne le suis pas, qui dormira sur le trottoir ? »
Lui : « Une personne au tempérament sincère, c'est vraiment bien, viens, embrasse-moi. »
Moi : « … D'accord, d'accord, d'accord. »
Je l'embrassai.
Lui : « Boire le jour et la nuit, signifie un avenir radieux ? »
Moi : « … Boire le jour et la nuit, vivre vieux et heureux ? »
Lui : « Bonne réponse, bravo, viens, embrasse-moi. »
Moi : « … D'accord, d'accord, d'accord. »
Je l'embrassai encore.
Lui : « Les sentiments sont profonds … »
Moi : « Ça suffit, tu en as assez dit ! »
J’ai failli me laisser embobiner par ses belles paroles sucrées !
Je lui tirai légèrement la joue : « Toi… Tu ne serais pas en train d’être jaloux ? ? »
Il marqua une légère pause, fit un petit "hm" et demanda ensuite : « … Est-ce que ça ne va pas, comme ça ? »
Je fus frappé par cette attaque de douceur, mon cœur flottant dans un sirop chaud qui n'était que légèrement plus chaud que ma température corporelle, et avant que j’aie pu reprendre mon souffle et parler, il dit : « — Ce n’est pas bien, mais je ne peux pas m’en empêcher, je pense que c’est devenu irréversible. »
Eh bien, quelle attaque douce et sucrée, je suis mort.
Je tendis la main pour l'enlacer autour de la taille, il baissa la tête et m'embrassa le front. Je levai les yeux vers lui, il me sourit, je lui souris, puis il m'embrassa.
Tout se déroula comme une mer calme, fluide et sans accroc.
Moi : « Bonne nuit. »
Lui : « Fais de beaux rêves. »
Traduction: Darkia1030
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